Une demande toujours plus forte en matière d'assurance pour animaux de compagnie
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Le nombre de chiens et de chats assurés en France a fortement progressé depuis une dizaine d’années, porté par la hausse du coût des soins vétérinaires. Une simple consultation coûte aujourd’hui entre 30 et 60 euros selon la région, et une intervention chirurgicale ou un séjour en clinique peut vite dépasser plusieurs centaines d’euros. Face à ces montants, de plus en plus de propriétaires choisissent de lisser la dépense plutôt que de l’encaisser d’un coup.
Pourquoi le marché progresse aussi vite
La médecine vétérinaire s’est beaucoup rapprochée de la médecine humaine : scanner, IRM, chimiothérapie, chirurgie orthopédique sont désormais accessibles pour un chien ou un chat, à condition d’en avoir les moyens. Ce progrès a un prix, et c’est justement ce qui pousse les assureurs à multiplier les offres. Les pays scandinaves, où l’assurance animale existe depuis le début du vingtième siècle, restent une référence : la part des chiens assurés y est nettement plus élevée qu’en France, ce qui montre qu’il reste une marge de progression importante chez nous.
Ce que couvre réellement un contrat
Une assurance animale prend en charge, selon la formule choisie, les frais liés aux accidents, aux maladies, aux interventions chirurgicales et parfois à l’hospitalisation. Le remboursement se fait sous forme de pourcentage des frais réels, avec un plafond annuel fixé au contrat. Certaines formules ajoutent la prévention, vaccins ou détartrage, mais c’est un service accessoire par rapport à la couverture accident et maladie qui reste le cœur du produit.
Les limites à connaître avant de signer
Un contrat d’assurance animale comporte presque toujours un délai de carence, la période qui suit la souscription pendant laquelle aucun remboursement n’est possible. Il varie généralement de quelques jours pour un accident à plusieurs semaines pour une maladie. S’y ajoute une franchise, une somme qui reste à la charge du propriétaire sur chaque remboursement, et des exclusions pour les maladies héréditaires ou congénitales déjà connues au moment de la souscription.
Faut-il assurer un animal jeune et en bonne santé ?
C’est la question que se posent la plupart des propriétaires, et la réponse tient justement à ce mécanisme de carence et d’exclusion. Un chiot ou un chaton en bonne santé paraît un mauvais candidat à l’assurance puisqu’il ne coûte presque rien, mais c’est précisément le moment où le contrat coûte le moins cher et couvre le plus large, avant qu’une maladie ne vienne fermer certaines garanties. Attendre que l’animal vieillisse revient souvent à payer une cotisation plus élevée pour une couverture plus étroite.
Comment comparer deux contrats sans se tromper
Le taux de remboursement affiché en gros sur une plaquette ne dit rien à lui seul. Il faut le lire avec le plafond annuel, car un contrat à 90 % avec un plafond bas rembourse parfois moins, sur une grosse intervention, qu’un contrat à 70 % au plafond plus généreux. La franchise mérite la même attention : fixe ou proportionnelle aux frais, elle change beaucoup le reste à charge final. Le mieux est de simuler un même sinistre, une fracture par exemple, sur plusieurs devis pour comparer le remboursement réel plutôt que le pourcentage affiché.
Une tendance qui devrait continuer à se renforcer
Rien ne garantit l’avenir d’un marché, mais deux éléments concrets penchent dans le même sens : le coût des actes vétérinaires continue d’augmenter avec la sophistication des équipements, et l’écart entre la France et les pays où l’assurance animale est ancienne reste large. Tant que cet écart existe, la marge de croissance aussi. Les assureurs généralistes, qui proposaient jusque-là surtout des contrats auto et habitation, ont d’ailleurs commencé à ajouter une offre animale à leur catalogue, signe qu’ils anticipent la même évolution.
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