Quels insectes éloigner de son chien ?

Quels insectes éloigner de son chien ?
Sommaire6 sections
  1. 01Ce qui distingue un insecte d’un arachnide
  2. 02Les puces, discrètes mais prolifiques
  3. 03Les tiques, vectrices de maladies graves
  4. 04Les acariens responsables de démangeaisons cutanées
  5. 05Moustiques et phlébotomes, deux insectes à ne pas confondre
  6. 06Chenilles processionnaires, abeilles et guêpes

Une puce adulte pond entre 40 et 50 œufs par jour dès qu’elle s’installe dans le pelage d’un chien. C’est ce chiffre, plus que la taille de l’insecte, qui explique pourquoi une infestation part si vite. Certains de ces envahisseurs ne sont d’ailleurs pas des insectes au sens strict : les tiques et les acariens sont des arachnides, cousins des araignées, mais ils partagent avec les vrais insectes la même capacité à rendre un chien malade.

Ce qui distingue un insecte d’un arachnide

Le mot insecte vient du latin insectum, « coupé en sections », en référence au corps divisé en trois parties : tête, thorax et abdomen. Un insecte porte six pattes réparties en trois paires, souvent des ailes, et une paire d’antennes. Ses yeux, composés de nombreuses facettes, portent le nom d’ommatidies.

Les tiques et les acariens n’ont pas six mais huit pattes à l’âge adulte, ni antennes ni ailes : ce sont des arachnides. La distinction compte peu pour le chien, qui subit les mêmes démangeaisons et les mêmes maladies dans les deux cas, mais elle évite de confondre les traitements, car un antiparasitaire externe efficace contre les insectes n’a pas toujours la même action sur les acariens.

Les puces, discrètes mais prolifiques

La puce ne vole pas, elle saute, et s’installe dans le pelage pour s’y nourrir de sang. Les démangeaisons qu’elle provoque poussent le chien à se gratter et à se mordre, ce qui ouvre parfois de petites plaies surinfectées. En avalant une puce infestée pendant sa toilette, un chien peut aussi contracter Dipylidium caninum, un ténia dont la puce sert d’hôte intermédiaire.

Un traitement antipuces régulier, adapté au poids de l’animal et prescrit ou recommandé par un vétérinaire, reste la meilleure protection. Il faut y ajouter le nettoyage de la maison : panier, tapis, plinthes, car les œufs et les larves survivent longtemps hors du chien et relancent l’infestation si on ne traite que l’animal.

Les tiques, vectrices de maladies graves

Une tique s’accroche à la peau, se gorge de sang pendant plusieurs jours puis se détache d’elle-même. Le danger n’est pas la piqûre en soi mais ce qu’elle transmet : Dermacentor reticulatus propage la piroplasmose, une maladie qui détruit les globules rouges et peut tuer en quelques jours si elle n’est pas traitée à temps. Rhipicephalus sanguineus transmet l’ehrlichiose, qui affaiblit durablement le système immunitaire.

Un chien fiévreux, abattu, aux urines foncées dans les jours qui suivent une balade en forêt doit voir un vétérinaire sans attendre : ce sont des signes évocateurs de piroplasmose. Retirer une tique correctement, avec un tire-tique et sans laisser la tête plantée dans la peau, réduit le risque de transmission.

Les acariens responsables de démangeaisons cutanées

Otodectes cynotis, la gale des oreilles, provoque un dépôt noirâtre dans le conduit auditif et des démangeaisons marquées. Sarcoptes scabiei, responsable de la gale sarcoptique, creuse des galeries sous la peau et cause un prurit intense, particulièrement contagieux entre chiens. Cheyletiella, surnommée « pellicule marchante », abîme le poil et provoque une desquamation visible.

Demodex canis est un cas à part : ce petit acarien vit normalement sur la peau de tous les chiens sans causer de trouble. Il ne pose souci que lorsque le système immunitaire faiblit, provoquant alors des plaques sans poil, le plus souvent sans démangeaison. Un chiot avec une petite zone dégarnie autour de l’œil n’a donc pas forcément la gale, mais une visite chez le vétérinaire confirme le diagnostic.

Moustiques et phlébotomes, deux insectes à ne pas confondre

Le moustique transmet la dirofilariose, aussi appelée maladie du ver du cœur, un parasite qui se loge dans le cœur et les artères pulmonaires. Le phlébotome, un tout petit insecte volant actif au crépuscule, est en revanche le seul responsable de la leishmaniose, une maladie chronique grave répandue dans le sud de la France. Confondre les deux revient à mal cibler la prévention : la protection contre les moustiques ne suffit pas à écarter la leishmaniose.

Des colliers ou pipettes répulsifs, actifs contre les deux insectes, limitent le risque pendant les mois chauds. Dans les zones où la leishmaniose circule, le vétérinaire peut aussi proposer une vaccination.

Chenilles processionnaires, abeilles et guêpes

Les poils urticants des chenilles processionnaires du pin provoquent, au contact de la langue ou de la truffe, une inflammation brutale pouvant aller jusqu’à la nécrose partielle de la langue. Un chien qui bave abondamment, se frotte le museau avec les pattes ou présente un gonflement de la face après une promenade au printemps doit être conduit en urgence chez le vétérinaire : plus la prise en charge est rapide, moins les séquelles sont lourdes.

Une piqûre d’abeille ou de guêpe provoque en général un simple gonflement douloureux. Le risque réel est la réaction allergique généralisée, plus rare mais potentiellement mortelle : gonflement du museau et de la gorge, difficulté à respirer, effondrement. Face à ces signes, direction la clinique vétérinaire la plus proche sans attendre.

Aucun de ces parasites n’impose de garder son chien enfermé. Une inspection du pelage après chaque balade en forêt ou dans les hautes herbes, associée à un traitement préventif suivi avec régularité, écarte l’essentiel du risque sans compliquer la vie de l’animal.

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