Le ragdoll : robe, patrons et taille
Le ragdoll se reconnaît d’abord aux yeux, toujours bleus, quelle que soit la couleur du pelage. C’est l’un des rares critères que le standard ne discute pas : un ragdoll aux yeux verts ou dorés n’en est pas un, même si tout le reste y ressemble. Le reste du look, en revanche, se décline sur plusieurs patrons et plusieurs couleurs, ce qui explique pourquoi deux ragdolls peuvent se ressembler si peu.
Trois patrons reconnus, une même construction
Le standard retient trois patrons de robe. Le colourpoint porte la couleur uniquement sur les extrémités : museau, oreilles, pattes et queue, avec un corps clair. Le mitted ajoute des « chaussettes » blanches aux quatre pattes et souvent une bavette au menton, sans toucher au reste du dessin. Le bicolore va plus loin : un masque blanc en V sur le visage, un ventre et des pattes blancs, et la couleur limitée au dos, à la queue et aux oreilles. Un même chaton peut naître avec l’un ou l’autre selon les gènes transmis par ses parents, ce qui rend les portées d’un même élevage souvent très variées à l’œil.
Les couleurs de points, du seal au lynx
Sous ces patrons, la couleur des points varie. Les quatre couleurs de base sont le seal, un brun très sombre proche du chocolat noir, le blue, un gris bleuté froid, le chocolate, plus clair et chaud que le seal, et le lilac, un gris rosé pâle qui est la dilution du chocolate. À cela s’ajoutent les variantes red et cream, plus rousses, la tortie qui mélange une couleur de base à des plages rousses ou crème de façon irrégulière, et le lynx, reconnaissable à ses rayures tabby sur les points et souvent sur le visage. Un chaton lilac tortie lynx existe donc, en théorie comme en pratique, même s’il reste rare.
Une taille qui dépasse la moyenne des chats domestiques
Le ragdoll fait partie des grands formats félins. Un mâle adulte pèse en général entre 6 et 9 kilogrammes, parfois davantage chez les sujets les plus massifs. Une femelle se situe plutôt entre 4 et 6 kilogrammes, avec une ossature nettement plus fine. La longueur du corps, queue comprise, peut approcher un mètre chez les plus grands mâles, ce qui donne un chat qui occupe visiblement plus de place qu’un chat de gabarit courant, sans pour autant être un chat lourd ou massif dans ses mouvements.
Une croissance et une maturité tardives
Le ragdoll grandit lentement. La couleur définitive des points continue de se densifier après un an, et le format adulte, en poids comme en carrure, n’est réellement atteint qu’entre trois et quatre ans. Un ragdoll d’un an a donc déjà l’allure de l’espèce mais pas encore son gabarit final : il continue de prendre du muscle et de la masse osseuse pendant deux à trois ans supplémentaires, un rythme bien plus lent que la plupart des races de chats, qui terminent leur croissance avant deux ans.
Une fourrure mi-longue qui s’entretient facilement
La robe est mi-longue, soyeuse, plus fournie autour du cou et sur la queue en panache. Elle ne possède pas de sous-poil dense, contrairement à des races à poil long comme le persan ou le maine coon. Concrètement, cela veut dire moins de bourre à démêler et un poil qui feutre beaucoup moins facilement, même s’il reste sensible aux nœuds derrière les oreilles et sous les aisselles. Un brossage hebdomadaire suffit la plupart du temps chez un adulte en bonne santé, à intensifier pendant les périodes de mue, au printemps et à l’automne, où le volume de poil perdu augmente nettement.
