--- title: "Alimentation de lapereau : comment l'assurer ?" url: https://www.chat-ragdoll.com/alimentation-de-lapereau.html author: "Chat Ragdoll" date_published: 2020-12-14T13:20:49+01:00 date_modified: 2026-09-20T10:48:00+02:00 categories: ["Lapin et oiseaux"] image: https://www.chat-ragdoll.com/wp-content/uploads/couvertures/alimentation-de-lapereau.webp description: "L’alimentation du lapereau suit plusieurs étapes : huit semaines auprès de sa mère, un sevrage progressif jamais réalisé en une journée, puis un mois de transition vers des granulés et du foin adaptés à la croissance. Entre trois et six mois, ses besoins énergétiques élevés ne doivent pas être restreints, avant un passage plus doux vers une alimentation d’adulte. Tout changement brutal d’aliment reste une cause fréquente de troubles digestifs graves." site: "Chat Ragdoll" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Alimentation de lapereau : comment l'assurer ? > L’alimentation du lapereau suit plusieurs étapes : huit semaines auprès de sa mère, un sevrage progressif jamais réalisé en une journée, puis un mois de transition vers des granulés et du foin adaptés à la croissance. Entre trois et six mois, ses besoins énergétiques élevés ne doivent pas être restreints, avant un passage plus doux vers une alimentation d’adulte. Tout changement brutal d’aliment reste une cause fréquente de troubles digestifs graves. Un lapereau mal sevré ou nourri trop tôt avec des aliments inadaptés risque une diarrhée grave, parfois mortelle en quelques jours. Le système digestif du lapin reste fragile pendant plusieurs mois, ce qui impose une transition alimentaire progressive, étape par étape, de la naissance à l’âge adulte. ## Avant le sevrage, tout dépend de la mère Pendant les premières semaines, le lapereau dépend entièrement du lait de sa mère pour se nourrir et pour découvrir, à travers lui, les premiers goûts de son alimentation future. La lapine doit recevoir une ration riche et variée, verdure, foin et granulés, sans changement brutal pendant la lactation. Par précaution, le persil est généralement déconseillé chez la lapine allaitante, car il est traditionnellement associé à une baisse de la production de lait. **Huit semaines avec la mère, pas moins** Laisser le lapereau avec sa mère pendant les huit premières semaines favorise une meilleure digestion et une flore intestinale plus stable une fois adulte. Un sevrage plus précoce augmente nettement le risque de troubles digestifs. Le sevrage lui-même doit être progressif, avec une introduction graduelle de granulés et de foin avant l’arrêt complet du lait maternel, jamais en une seule journée. ## Le mois qui suit le sevrage À l’arrivée d’un lapereau, mieux vaut d’abord reproduire l’alimentation qu’il recevait avant l’adoption, quand elle est connue, pour ne pas cumuler le stress du changement de foyer avec un changement de régime. Un mois de transition permet ensuite d’ajuster progressivement vers une alimentation adaptée, y compris de changer de marque de granulés si la précédente était de mauvaise qualité. Pour un lapereau venant d’une animalerie, une alimentation à base de granulés et de foin, sans gourmandises ni verdure dans un premier temps, limite les risques de troubles digestifs. Un foin de luzerne, plus riche, peut compléter la ration pendant la croissance, puis être réduit ou retiré progressivement une fois cette phase terminée. **Des granulés pensés pour la croissance** Les granulés destinés aux jeunes lapins visent généralement une teneur de l’ordre de 18 % de fibres et 16 % de protéines, des repères à vérifier sur l’étiquette plutôt qu’à retenir comme une norme absolue. Les mélanges de graines et de céréales, souvent présentés comme attractifs, favorisent le tri sélectif par le lapin et de mauvaises habitudes alimentaires. Un granulé complet et riche en fibres, plutôt qu’un mélange de graines pauvre en fibres, reste préférable pendant cette période. ## De l’adoption à six mois, la période la plus active Entre trois et six mois, le lapereau construit l’essentiel de sa musculature et de son squelette, avec des besoins énergétiques élevés et une activité importante. Restreindre sa ration à cette période par crainte du surpoids serait une erreur : le risque principal, à cet âge, est plutôt une croissance insuffisante. Si le lapereau accepte déjà une alimentation variée, il n’y a pas lieu de la modifier. Dans le cas contraire, légumes et herbes fraîches s’introduisent progressivement après le mois de transition, un aliment nouveau à la fois, pour repérer une éventuelle intolérance. ## De six à huit mois, la transition vers l’âge adulte Vers six mois, les besoins alimentaires changent sensiblement. La part de granulés juniors se réduit progressivement, voire s’arrête, au profit de granulés pour lapins adultes, moins caloriques et mieux adaptés à un métabolisme qui ralentit. Le foin de luzerne se remplace peu à peu par du foin de prairie ou un autre foin adapté à l’âge adulte, le foin restant essentiel à vie dans l’alimentation du lapin. **Le sevrage brutal, une vraie cause de mortalité** Un changement alimentaire trop rapide, à n’importe quel âge, perturbe la flore intestinale du lapin et peut provoquer une diarrhée sévère, parfois fatale en quelques jours. Chaque transition, du lait aux granulés comme des granulés juniors aux granulés adultes, doit s’étaler sur une à deux semaines en mélangeant progressivement l’ancien et le nouvel aliment. En cas de doute sur un changement à opérer, l’avis d’un vétérinaire reste la meilleure option. Si le lapereau adopté a toujours reçu une alimentation naturelle et variée, il est possible de poursuivre sur cette base, en respectant simplement les mêmes règles de transition progressive pour tout nouvel aliment. ## Quelques règles pour bien s’occuper d’un lapin Qu’il s’agisse d’un jeune animal ou d’un lapin adulte, l’adoption d’un lapin engage sur plusieurs années et suppose de pouvoir lui offrir un espace et une attention adaptés dès le départ. Ce n’est ni un jouet ni un objet de décoration, mais un animal social qui a besoin de mouvement et de stimulation au quotidien. - Prévoir une cage suffisamment spacieuse pour que le lapin puisse s’étirer, se dresser et se déplacer librement. - Proposer, quand c’est possible, un espace extérieur clôturé pour qu’il puisse se dépenser. - Demander conseil à un vétérinaire pour ajuster l’alimentation en cas de doute, en particulier sur les quantités. - Offrir du foin et de l’herbe de bonne qualité, jamais des résidus ou des herbes fanées. Une litière propre limite la prolifération de bactéries et de germes qui fragilisent la santé du lapin sur la durée. Nettoyer la cage quotidiennement et choisir une litière à base de granulés de bois compressé, absorbante et sans risque pour les voies respiratoires, contribuent directement à son bien-être, tout comme un espace de vie suffisamment grand pour qu’il ne reste pas immobile toute la journée.